
AgentDock
Tous vos agents de code sous l'oeil
points forts
- + Prix unique de 19 $, sans abonnement ni compte
- + Vie privée radicale : rien ne quitte le Mac, aucune analytique
- + Boîte de réception unifiée répondue au clavier (touches 1 à 9)
- + Raccourci Option-Option pour joindre un agent depuis n'importe quelle app
- + Récapitulatifs générés localement par Apple Intelligence
points faibles
- − macOS 26 uniquement, aucune version Windows ni Linux
- − Mode gratuit post-essai dégradé : la fonction centrale est verrouillée
- − Dépendance à cmux, tmux et au hook de Claude Code pour écrire dans les terminaux
- − Nom saturé : au moins six produits distincts s'appellent AgentDock
review complète
AgentDock — Tous vos agents de code sous l'oeil, pour 19 dollars une fois
État des lieux
Faites tourner trois ou quatre agents de code en parallèle et vous connaîtrez le supplice : chaque session attend son tour une autorisation, une question oui/non, et vous passez votre journée à basculer d'onglet en onglet. AgentDock, application macOS éditée par Ideas All Day Ltd (Sofia, Bulgarie) et signée d'un certain Tihomir, s'attaque précisément à ce dernier kilomètre : celui où le goulot d'étranglement n'est plus le modèle, mais votre attention.
Le principe tient en une phrase : chaque agent devient un point coloré sur le bord de l'écran. Bleu, il travaille. Orange, il vous attend. Vert, il a fini. Un survol ouvre une carte — modèle, minuteur du tour, contexte consommé, jetons brûlés dans la journée — et un clic saute dans le bon terminal. Le tout en 5,2 Mo, version 1.0.1, macOS 26 minimum.
La carte des menus
Le positionnement tarifaire tranche avec le marché : 19 dollars une fois, plus taxes, pour trois Macs, mises à jour 1.x incluses et remboursement de 30 jours, après sept jours d'essai « with nothing locked ». Pas d'abonnement, pas de compte, pas d'analytique — et une présence dans Setapp pour ceux qui préfèrent l'inclure dans leur abonnement à applications.
Mais lisez bien la petite ligne : une fois l'essai terminé, seuls les points de statut et la carte de survol restent gratuits. La fonction qui fait le produit — répondre aux agents depuis la boîte de réception — est verrouillée. Ce n'est donc pas un freemium avec un palier gratuit digne de ce nom, mais un logiciel payant à essai, dont le mode gratuit post-essai n'est qu'une vitrine de surveillance dégradée. À savoir avant de se faire une idée sur la foi d'un « gratuit » croisé au détour d'un annuaire.
Ce que la bête sait vraiment faire
Le coeur, c'est la boîte de réception unifiée. Raccourci Contrôle-Option-I : toutes les questions et demandes d'autorisation des agents s'y rassemblent. On répond avec les touches 1 à 9, on a deux secondes pour annuler, puis AgentDock tape lui-même la réponse dans l'agent. J et K naviguent, R répond, Entrée ouvre, Échap annule.
Deuxième muscle : le raccourci Option-Option. Depuis n'importe quelle application, deux pressions ouvrent une barre de saisie pour envoyer un message à un agent, en le sélectionnant à la frappe (« nom: »). Enfin, chaque tour terminé reçoit un résumé d'une ligne et trois étapes suivantes, rédigés sur le Mac par Apple Intelligence, expédiables par Commande-1, 2 ou 3.
Sur le papier, la compatibilité est large : Claude Code et Codex partout, plus Gemini et OpenCode via herdr. Dans les faits, tout dépend de la porte par laquelle AgentDock écrit. Support complet par cmux, tmux, iTerm, WezTerm, kitty et herdr ; ailleurs — Ghostty, Terminal, Warp, Alacritty, VS Code, Cursor, Zed — la réponse transite par le hook de Claude Code. L'argument vie privée est le plus solide : l'app lit les fichiers de session en local, ne conserve rien, ne téléverse rien, et les récapitulatifs sont produits sur l'appareil.
Les couleuvres à avaler
Première couleuvre, et elle est grossière : le nom. Au moins six produits s'appellent « AgentDock », et la veille elle-même s'y est pris les pieds, attribuant à celui-ci un support Windows, une compatibilité Antigravity et une gratuité qui appartiennent en réalité à un homonyme de Sarja Platform Media. Celui que vous lisez ici est bien macOS, payant, édité à Sofia.
Deuxième couleuvre : Windows est absent, et le créateur l'a admis en commentaire face à un développeur venu — ironie du sort — poser une question sur le regroupement par worktree, restée sans réponse publique. macOS 26 minimum et Apple Intelligence pour les récapitulatifs réduisent encore le parc aux machines récentes.
Troisième : la dépendance à un écosystème tiers qu'AgentDock ne contrôle pas. Que cmux, tmux ou le hook de Claude Code casse, et l'app casse avec — les conditions d'utilisation le reconnaissent elles-mêmes. Ajoutez un lancement Product Hunt modeste (33e du quotidien, à confirmer), aucun fil Hacker News dédié, et un produit né la veille (1.0.1) : l'adoption reste à prouver.
Verdict
AgentDock vise juste : le vrai goulot de l'agentique n'est plus la puissance, mais l'attention humaine répartie entre plusieurs sessions. Sa réponse — un point par agent, une boîte unique, la réponse au clavier — est d'une sobriété qui tranche avec les orchestrateurs facturés 500 dollars par mois. Reste qu'à 19 dollars une fois, sans compte et sans cloud, il paie son indépendance par une dépendance aux multiplexeurs qu'il surplombe et un périmètre strictement macOS 26. Pour le développeur macOS qui orchestre trois Claude Code en permanence, c'est un achat que l'on ne regrette pas. Pour les autres, on attend une version qui voit au-delà du verger. ★★★☆☆
cas d'usage
- 1. Superviser plusieurs sessions Claude Code et Codex en parallèle sur un Mac
- 2. Répondre aux autorisations d'agents sans quitter l'application en cours
- 3. Envoyer un message à un agent depuis n'importe quelle app (Option-Option)
- 4. Suivre la consommation de contexte et de jetons de chaque session
- 5. Recevoir un résumé de tour et trois étapes suivantes à chaque fin de tâche
astuces
- → Démarrez par l'essai de 7 jours : après, seuls les points restent gratuits
- → Sélectionnez un agent à la frappe en commençant par « nom: » dans la barre Option-Option
- → Vérifiez que votre terminal est en support complet (cmux, tmux, iTerm, WezTerm, kitty, herdr) avant d'acheter
Auteur
Krugz
Développeur fullstack
Développeur fullstack qui tente, tant bien que mal, de suivre l'actualité de l'IA au milieu d'une marée d'informations imbuvables et des milliers d'outils et de modèles qui sortent chaque jour.




